Préparation du roadtrip – Pèlerinage pour King’s Landing

Vacances. Après quasi un an et demi à avoir quitté l’errance de la quête du Graal d’emploi et rejoint la cour des salariés, me voilà qu’enfin, je prononçais ce mot béni. Vacances. MES vacances. Prévues en septembre, pour éviter les fortes chaleurs et le « chassé-croisé des juilletistes et aoûtiens » (formule chérie des journalistes en période estivale), je m’en allais prendre la route et traverser un bout de l’Europe.

D’une discussion qui ressemblait à mille autres, on a décidé avec une amie d’arrêter de reporter à plus tard nos ambitions de baroudeuses et de traîner sa bonne vieille Clio sur les pavés européens. Alors qu’une nouvelle saison de notre série adorée Game of Thrones s’achevait, nous laissant en proie entre frustration et spoilers, on a décidé d’épancher notre curiosité en nous rendant directement sur les terres sacrées, celles de King’s Landing. J’avais appris que la belle cité de Dubrovnik avait eu la chance d’y accueillir le tournage.

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Parce que Google est mon ami, j’ai minutieusement déterminé notre plan de route d’après un savant calcul mêlant temps de route, frais divers de douane ou péage et, évidemment, kilométrage. 
C’était donc décidé. Nous serons dotés d’un kit de survie :

  • une bouilloire avec prise allume-cigare, pour assurer un service 4 étoiles ;
  • un double embout allume-cigare/USB pour garder nos batteries pleines ;
  • des mets fins, cappuccino en poudre et nouilles chinoises (avec même une version nouilles de riz pour l’intolérante au gluten que je suis), et autres douceurs ;
  • la literie du parfait scout : oreillers, sacs de couchage et tentes « 2 secondes », juste au cas où (le camping sauvage étant formellement interdit en Croatie sous peine de… on n’en sait rien, mais le simple fait de savoir qu’il y avait des champs de mines nous a dissuadé à vrai dire)
  • un GPS de bonnes vieilles cartes d’Europe, Croatie et Italie, avec en option des trajets pré-enregistrés sur nos téléphones intelligents ;
  • de la musique (enfin, 2-3 CD de compilations éclectiques et aux musiques entêtantes en boucle embarqués à l’arrach) ;
  • de la bonne humeur ;
  • accessoirement des CB prêtes à découvrir les stations essence du monde ;
  • encore de la bonne humeur.

GoogleMaps-Étapes

Nous partirons à l’aube du dimanche 07 septembre 2014, alors que la belle cité des Flandres dormira encore, saoulée de moules, bières et autre tradition de bradeux. Nous irons jusqu’en Belgique, passant par le Luxembourg pour rejoindre l’Allemagne, avec une pause à Karlsruhe puis Stuttgart, où un covoitureur et un compagnon de route nous rejoindrons, pour finir notre première journée à Munich. Nous repartirons vaillamment le lendemain matin, traversant l’Autriche, la Slovénie, jusqu’à fouler de nos pneus les terres croates, avec une nuit dans la capitale, Zagreb. Du mardi 09 septembre au lundi 15, après s’être défoulé les jambes au Lac de Plitivic, nous rejoindrons les côtes à Zadar où nous dormirons, puis longerons la mer Adriatique en suivant Split, où nous resterons 3 nuits, pour finir enfin par Dubrovnik pour 3 derniers jours et 2 nuits.

La nuit suivante se fera en mer, affrontant vents et marées pour rejoindre les Pouilles italiennes. Mais ça, c’est déjà une autre histoire…

Fête des Lumières à Lyon, décembre 2013

Peut-être, sûrement même, avez-vous déjà entendu parler de la Fête des Lumières qui se déroule à Lyon chaque mois de décembre.

Pour un petit brin d’historique, la Fête des Lumières rend hommage à la Vierge Marie depuis des siècles et depuis 1989, avec l’ajout par la ville de Lyon d’animations par des professionnels du spectacle, cette tradition attire de plus en plus de touristes (jusqu’à 4 millions en 2012).

J’ai eu le plaisir de passer une soirée au cœur de la cité lyonnaise illuminée et je tenais à partager avec vous mes impressions. Je n’ai hélas pas eu le temps de tout faire, voici ce que j’ai eu le plaisir de découvrir, dans l’ordre chronologique :

Cathédrale Saint-Jean

Ma déception : on m’avait promis que chaque année le spectacle de la Cathédrale Saint-Jean était superbe, là on a eu le droit à un gros cube lumineux au milieu de la place, quelques jeux de lumière sympa sur les fenêtres, mais pas de spectacle à proprement parlé. On attendait qu’il se passe quelque chose ou que le spectacle commence, mais en vain.

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Les 24 colonnes du Palais de Justice et Fourvière en arrière-plan

Superbe illumination coordonnée entre les colonnes et Fourvière, sur la musique entêtante du film Lawrence d’Arabie. On l’a regardé deux fois pour apprécier les jeux de couleur entre les deux plans, la beauté du spectacle nous a fait oublié qu’on grelottait de froid le long de la Saône.

Place des Terreaux

Grande fan du Petit Prince de Saint-Exupéry, j’ai eu énormément de plaisir à regarder l’animation de Damien Fontaine, qui m’a tout simplement éblouie avec Son Prince des Lumières. On se retrouvait plonger dans les aventures de ce Petit Prince cher à mon cœur, et si je ne dois me souvenir que d’une chose dans cette soirée, c’est bien ça. Voici une vidéo qui en dira plus que tous mes mots :

Place de la bourse

Animation signée par Chantal Thomas, ça mélangeait dentelles et motifs fleuris, projetés sur un énorme bouquet de roses. Bien que jolie, l’animation ne m’a donné pas l’impression d’un spectacle à part entière, j’ai d’abord cru que c’était une illumination de passage, comme il y en avait beaucoup dans toutes les rues de Lyon. Il a fallu que j’entende quelques badauds parler pour comprendre que c’était une ‘œuvre’ apparemment marquante du programme.

Place Bellecour

Entre la Grande Roue et tout le reste de la place, on ne savait plus où donner de la tête et Pierrot Le Feu (personnage au cœur de l’histoire et animation) n’ont plus. Ça mélangeait beaucoup de styles, entre projection du film et pyrotechnie notamment. Ça donnait le tournis mais c’était sympathique !

Régal inattendu dans un Bouchon

Inattendu, non pas parce que je doutais de la gastronomie lyonnaise, mais parce que le weekend de la fête des Lumières, tout est réservé, et ce depuis au moins deux mois. Un des meilleurs moments de la soirée et une de mes meilleures surprises a donc été de manger dans un Bouchon. À peine sortis du métro, on tombe sur « Les Lyonnais », qui ne prenait aucune réservation et qui avait donc encore de la place pour accueillir les jeunes gourmands mais peu prévoyants comme nous ! On n’a pas hésité quand on a vu le menu unique, spécial la Fête des Lumières, qui comptait pour mon plus grand plaisir les spécialités du coin : saucisson chaud et la praline.

Conclusion : Profitez de ces festivités pour découvrir Lyon et se perdre dans ses rues illuminées, et ne manquez pas de goûter ces délices qui raviront les gueules sucrées comme les amoureux du gras et du salé !