Laisser couler

« I always like walking in the rain, so no one can see me crying. »
Charlie Chaplin

« The best thing one can do when it’s raining is to let it rain. »
Henry Wadsworth Longfellow

« The rain begins with a single drop. »
Manal al-Sharif

Quand le soleil se lèvera, la pluie cessera.
Pa zeuy an heol da darzhañ
E ray d’ar glav karzhañ

Proverbe breton

« Le sol sera plus ferme après la pluie. »
雨降って地固まる
Proverbe japonais

« La pluie terminée, le soleil brille. »
Hết mưa là nắng hửng lên thôi
Proverbe Vietnamien

Dessiner, quoiqu’il arrive

Je l’évoquais lors de mon retour cet été, mais il y a donc quelques mois, j’ai fait la rencontre d’une belle personne. Il y a des êtres humains comme ça, qui rayonnent, qui nous brûlent de leur bienveillance. Mais c’est une brûlure que l’on chérit, car elle a réveillé la petite flamme, là, celle qu’on avait oubliée au fur et à mesure des années. Et en ces quelques heures de passage qu’ils font dans notre vie, ils laissent une marque au fer rouge, pour qu’on ne l’oublie plus, cette petite flamme.

Pourquoi cette métaphore du feu ? De vous à moi, je n’en suis pas sûre. Est-ce un restant de fièvre ou simplement ce qui ressort comme sensation à l’évocation du sujet ? Un mix des deux ? Mais peu importe, je m’enflamme et c’est pour la bonne cause. Si si, je vous assure.


Cette belle personne, c’est Ponymasta, aussi prénommé Mickaël. C’est un artiste qui s’est donné pour noble mission de partager son savoir pour que plus personne autour de lui ne se dise « moi, j’aimerais bien savoir dessiner, mais je n’ai pas de talent…« . Alors il nous donne des bases solides, sincèrement, toutes les bases essentielles, mais surtout, il nous donne une grande leçon de vie.

Et pourtant, comme j’en ai mis du temps à écrire cet article ! Ça a été un tourbillon dans ma vie à ce moment-là, tellement d’émotions, tellement de messages, de connaissances, que cet homme nous a transmis cet après-midi-là. Je pense que j’avais besoin de recul, de laisser cogiter jusqu’à ce que ça me semble suffisamment clair pour l’exprimer ici. Mais ce que je savais déjà, c’est que je lui en serai éternellement reconnaissante.

Grâce à lui, je ne dirais plus que « je dessine toujours comme une gosse« , parce que ça ne veut rien dire, et qu’il y a des gosses franchement, je rêverai de dessiner comme eux. Grâce à lui, j’arrête enfin d’abandonner avant même d’avoir commencé, j’arrête de placer des attentes trop hautes, je prends ce que je peux, tout instant passé à gribouiller, je le vivrai comme une victoire ! Car j’ai enfin compris que ce n’est qu’à force de pratique que je le choperai, mon coup de crayon, et qu’aucun dessin n’est vain. Chaque moment où je griffonnerai sur une feuille me fera du bien, me videra la tête et me rapprochera de mon objectif.

Alors aujourd’hui, j’ai pris mes crayons, et j’ai fait en un seul dessin une reprise des 3 premiers jours du challenge « Inktober« , mélangé au challenge « HiWitchtober« , dont j’ai adoré les thèmes. Alors oui, je n’ai pas choisi le plus simple, et je ne suis pas sûre du tout de réussir à m’y tenir. Mais vous savez quoi ? Ce n’est pas grave. Car ce soir, j’ai pris plaisir à dessiner, et c’est tout ce qui compte.

Les mots étaient :
Pour Inktober : #poisonous #tranquil #roasted
Pour HiWitchtober : #bubble #gamer #traveling

J’ai donc fait des bulles empoisonnées, avec un chat posé tranquille en train de jouer, avec une note d’une sorcière partie en voyage qui demande à son chat de surveiller sa marmite pour ne pas finir grillé… C’est pas du grand art, mais j’ai adoré faire ce gribouillis avec toutes ces contraintes thématiques. Et ça me suffit.

Vous aussi, vous vous dites que vous ne savez pas dessiner, que le dessin ce n’est pas fait pour vous, mais malgré tout cela reste au fond de vous, comme un chat qui s’obstine à gratter derrière la porte de votre chambre toute la nuit ? (Rendons à César ce qui est à César : cette dernière comparaison vient de Mickaël). Ouvre-lui la porte, à ce chat, et lançez-vous avec une initiation dessin Ponymasta. En plus, il organise ça au Dernier Bar Avant la Fin du Monde et entre nous, ce genre d’apocalypse, on en a tous besoin.

 

Tourner la page

J’ai une page que j’ai besoin de tourner, et ça fait des mois que les mots tourbillonnent dans ma tête, mais s’en trouver la paix, j’espère la trouver ici. J’en parle autour de moi, à mes proches, mais je sens que j’ai besoin, encore une fois, de les écrire. Pourquoi encore une fois ? Car j’ai déjà écrit des mots, des dizaines et des dizaines de lignes, au principal intéressé.

Alors que je me décide enfin ce soir à m’épancher ici, je réalise que ça doit faire un an depuis son dernier message. Ça pourrait y ressembler, mais non, je ne décris pas un chagrin d’amour. Je parle de ce qu’on peut appeler un « chagrin d’amitié ». On n’en parle pas aussi souvent, même si j’ai trouvé des articles, ici ou encore . Alors que ça fait si mal. Une amitié peut être fusionnelle, sauf qu’on ne s’attend jamais à ce qu’elle finisse. Et pourtant.

Il y a 10 ans, je rencontrais quelqu’un sur les bancs de la fac et il allait devenir mon meilleur ami. C’est peut-être puéril comme appellation me direz-vous, mais c’est pourtant ça. Très rapidement, ça a été le « meilleur », celui qui me comprenait le mieux dans mon entourage proche, avec qui je parlais des heures, ça ne me vient pas en français et je m’en excuse, mais il était réellement « my better self », version masculine.

Les années ont passé, avec de la distance, parfois physique mais pas toujours, mais on était là l’un pour l’autre, on semblait évoluer dans le même sens. Il avait adopté ma famille, mes amis, et mon homme. Il m’avait vue dans mes jours les plus sombres et moi dans les siens.

Puis l’année dernière, tout a basculé dans ma vie et dans notre amitié.

Dans ma vie, ça a été plutôt brusque : quand j’ai appris ma grossesse, on a cherché un nouveau chez nous, on a revu nos projets, nos priorités. C’était très fort. Mais aussi très flippant. C’était une année riche en émotions, aussi bien des grands moments de joie, que des périodes de doutes ou de peurs.
Dans notre amitié, le changement n’a pas vraiment été brusque. Il n’y a rien eu de radical, simplement… il n’a pas été là. Il a fallu que je réclame, mais qui réclame son meilleur ami ? Où était passé son sixième sens, qui était de toujours savoir quand j’avais besoin de lui ? Puis j’ai fini par être trop fatiguée, physiquement comme moralement, pour le « réclamer ».

Je lui ai dit ce que j’avais sur le cœur, il ne voyait pas les choses sous le même angle. Ce qu’il a vu comme un besoin pressant d’attention de ma part, je l’ai vécu comme un abandon de la sienne.

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Un an. Un an de silence.

Je ne comprendrai sûrement jamais ce qu’il s’est passé au point qu’il décide que je n’en valais plus la peine, que mon amitié n’était plus qu’un poids pour lui, dont il se devait se débarrasser (enfin ?). Il avait déjà laissé de côté des amitiés avant. Certains me diront alors « Tu aurais dû t’en douter ! », et vous ne serez pas les premiers. Mais je ne l’ai jamais vu comme ça, j’ai même toujours refusé de le voir comme ça. Je l’avais même toujours défendu auprès de ces amis, déçus et délaissés. Puis ça m’est arrivé à moi et il n’y a plus personne pour me contredire. Même pas lui.

Heureusement pour moi, quelqu’un est venu couvrir ce silence. Ce silence est toujours douloureux, mais il est chaque jour moins lourd à porter, comblé par des cris, des pleurs, des balbutiements.

Car dans deux jours, cela fera déjà un an qu’un petit cri a retenti dans une salle d’accouchement, un soir, très tard, à la maternité Jeanne de Flandre. Et pour elle, il est temps que je tourne la page.

« Univers mixés », 2e concours by AD_e

Après ma première participation, je me suis dit que je devais continuer sur ma lancée, et comme j’avais beaucoup hésité entre les deux thèmes proposés, il ne me restait plus qu’à me mettre au boulot !

Cette fois, il fallait mixer deux univers parmi nos préférés. Ayant déjà tiré mon inspiration dans Star Wars pour le premier concours, je me suis donc creusé les méninges pour trouver avec quoi mixer un autre univers cher à mon cœur : celui du Petit Prince. Et puis ça m’a frappé comme une évidence : une autre histoire avec un gamin aux cheveux couleurs du blé, qui dompte un renard… moi ça me rappelle Naruto et Kurama ! C’est un anime que je viens de découvrir (oui, c’est pourtant vieux), je viens de le binge-watcher (ouais ça se dit, c’est même dans le Wikipedia français, regarde !) et j’ai vraiment bien accroché. Voilà, j’avais trouvé, plus qu’à m’y mettre ! J’ai donc sorti feuille et crayons de papier (oui, au pluriel, car j’en ai 3, aux mines plus ou moins grasses) et comme pour mon premier dessin, j’ai ensuite scanné le tout pour le coloriser comme je pouvais sur Photoshop.

Ça a donné en version finale ce truc-là, qui semble toujours tout droit sorti d’un cahier de dessins d’une mioche de primaire, mais ma foi, on y reconnait les deux références et c’est déjà pas si mal !

Naruto-Petit-Prince-LQ
Pour clore cet aparté crayonnage, voici l’article d’AD_e sur son blog qui regroupe toutes les participations et les résultats : annonce des gagnants aux concours (avec l’ensemble des participations).

Ce sont mes participations préférées qui ont gagné et non, je n’ai rien gagné. Si ce n’est la satisfaction d’avoir participé et l’occasion d’avoir un échange super constructif (et qui m’a fait du bien) avec AD_e. Donc finalement, avec le recul j’ai beaucoup gagné !

« Que feriez-vous si vous rencontriez votre personnage fictif favori ? »

J’ai toujours été curieuse de nature et avec l’arrivée d’Internet, autant vous dire que ça ne s’est pas arrangé. Cette curiosité m’amène à découvrir pas mal de choses plutôt cool, et voilà comment en flânant je suis tombée sur une dessinatrice belge AD_e, que je suis depuis assidûment sur Facebook et DeviantArt.

En plus d’être super drôle et d’avoir un style bien sympa, elle organise souvent des concours de dessins ! Et elle nous met tellement à l’aise que même les éternels aspirants-à-bien-dessiner-mais-présentement-pas-très-doués comme moi se laissent tenter à participer. Qui plus est, l’envie de dessiner me vient d’une personne chère à mon cœur qui vient de nous quitter… alors je crois que j’ai d’autant plus besoin d’extérioriser tout ça en me sortant les mains crayons des poches.

Voici donc ma modeste présentation pour son premier concours :
« Que feriez-vous si vous rencontriez votre personnage fictif favori ? »

J’en ai plusieurs, mais j’ai choisi mon cher Artoo, le plus fidèle droïde de la galaxie, et que j’aimerais tenter avec mes fameux cookies
Je ne suis pas mécontente de la façon dont je l’ai dessiné, quant à la représentation de moi-même, on repassera, à mes 6 ans je devais déjà me dessiner comme ça. Bref.

concours-AD_e-Mary-V2-LQ

C’est pas fameux,
mais je sais que tu aurais été le premier à me dire :
« L’essentiel, c’est de participer (et persévérer). »
<3

Petit Prince et son Renard

Je ne le répèterai pas assez, mais je suis une inconditionnelle du Petit Prince de Saint-Exupéry. C’est sans surprise donc, que quand je m’essaie au dessin, je le prends lui et son bien-aimé Renard pour modèle.

Inspiré de ce fond d’écran, tiré des nouvelles aventures en film d’animation du Petit Prince :

banner-PetitPrince-Renard

Mon coup de crayon est maladroit, mais je ne désespère pas de m’améliorer un jour. Et comme l’a très justement dit le renard :

« On ne connaît que les choses que l’on apprivoise »

crayonnage-PetitPrince