Comment apprivoiser le Zéro Déchet ?

Je vais vous parler aujourd’hui de quelque chose qui prend de plus en plus de place dans ma vie, enfin, plutôt dans ma façon de vivre, depuis à peu près 2 ans. Ça a commencé par des initiatives autour de moi, des rencontres et il faut dire que j’ai la grande chance sur ce point d’avoir un quartier très engagé : je vais vous parler du Zéro Déchet. À moins d’être totalement déconnecté du monde, vous avez forcément entendu parler de cette expression ces derniers mois, entre l’ouverture de boutiques en vrac, même des stands de vrac dans les grandes surfaces, les reportages dans les médias.

Pour ne pas dire de bêtises, je cite Planetoscope :

« Production de déchets ménagers en France : on estime que ces déchets représentent 519 kg par habitant en 2014. »

Une demie tonne par personne… ça fait peur non ? Moi ça m’a fait peur, alors même si je suis loooin d’être parfaite, j’essaie de réduire tout ça. Ça a représenté plusieurs investissements au début, mais que je rentabilise déjà 2 ans plus tard. C’est donc passé par l’achat de mouchoirs lavables (comme mon papa !), cotons lavables (avec un bébé qui mettait encore des couches il y a quelques mois, autant vous dire que c’était pas négligeable), essuie-tout lavable, éponges lavables, bocaux pour le vrac, savon pour remplacer le gel douche, mais aussi par la fabrication de mon déodorant, le passage aux serviettes hygiéniques lavables, l’utilisation de gourde et la mise en place d’un compost au fond du jardin. Je vous parlerai d’ailleurs plus en détails de certains éléments de cette liste dans des articles dédiés 😉

Éponge lavable, mouchoirs, gourde Gaspajoe, achetés à la boutique Ethics
Sop’malin (essuie-tout lavable) et cotons, commandés à Lili M la Fée

Ce n’est pas parfait, il y a encore par exemple de nombreux emballages alimentaires dans mon frigo, notamment pour mes achats de produits bio ou vegan (accro au tofu de toute sorte bonjour, vous me comprendrez je pense !). Mais ça réduit. Là, j’ai fêté mes 30 ans avec des amis, j’ai acheté que des boissons consignées, et le buffet venait d’un traiteur spécialisé dans le sans gluten et sans lactose : les seuls déchets du repas, le carton qui a servi à transporter les tartes et mini-fours ! C’était déjà une victoire pour moi.

Et une des règles essentielles, quand vous êtes une démarche de réduction de vos déchets, c’est justement se dire qu’il n’y a pas de petites victoires.

Au moment où j’ai découvert le « mouvement Zéro déchet », j’ai fait l’erreur du débutant classique : j’ai voulu tout faire en même temps. Le vrac, la cuisine maison, le marché toutes les semaines, les produits de tous les jours en version lavables. Quand je me suis retrouvée débordée, ce qui est arrivé vite, j’ai baissé les bras un moment, en me disant que je ne pouvais pas sur tous les fronts. Je m’en suis voulue, j’ai eu honte, j’ai culpabilisé. Alors qu’au final, c’était vrai : on ne peut pas être sur tous les fronts. Alors on fait ce qu’on peut à notre échelle, et quand certaines bonnes habitudes sont enfin installées, on peut les pousser plus loin, on peut en mettre en place de nouvelles. Mais on ne précipite rien, sinon on risque vite de retomber à zéro progrès plutôt que zéro déchet…

Aujourd’hui, j’avance à mon rythme, en me disant qu’au moins, je ne suis pas inactive face aux enjeux écologiques dont nous prenons de plus en plus conscience. Et plutôt que de déprimer à chaque fois que je vois une news sur le sujet, je me dis que je dois continuer à avancer, que je fais ça pour notre planète, nos enfants, leur futur. Et ça, ça me parle et me motive. Tous ces petits gestes sont importants et en plus, ils m’aident à me sentir mieux, dans ma vie, et avec ma conscience. Comment pourrais-je ne pas partager ça avec vous ? 😃

Et vous alors, connaissez-vous ce mouvement et qu’en pensez-vous ? Avez-vous essayé de changer certaines de vos habitudes pour la santé de notre planète ?

 

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